La puissance en kVA, c’est quoi ? 

Puissance kVA

Si le terme de “puissance en kVA” ne vous parle pas, sachez que son leitmotiv est de mesurer la puissance électrique maximale que peut supporter le compteur d’un logement, qu’il s’agisse d’un appart’, d’une maison ou de votre atelier au fond du jardin. Et si on allait plus loin pour en savoir plus sur t-o-u-t-e-s les interrogations (et les confusions) que suscitent cette notion de puissance du compteur en kVA ? Allez, venez, c’est par ici !

Pour comprendre le concept, commençons par une définition 😉

Zoom sur l’unité de mesure nommée kVA…

C’est quoi le kVA en électricité ? On propose d’y aller step by step si vous le voulez bien. Car mieux on décortique le sujet, plus il est facile de se l’approprier ! Ce serait dommage de commencer en se faisant des noeuds au cerveau. Ainsi, avant de parler de “puissance en kVA”, commençons par parler de kVA tout court. Déjà, il faut savoir que ce symbole provient du suffixe abrégé k- (kilo-) et du sigle VA (volt-ampère). Mis bout à bout, en toutes lettres, ça donne (sans aucune surprise) le nom de kilovoltampère, soit une unité de mesure qui évoque la puissance électrique apparente. 

…puis sur le concept global de puissance apparente !

Si comme nous, vous avez bloqué sur le concept de “puissance élec’ apparente”, c’est normal. On ne sait pas qui l’a inventé, mais on est d’accord, ce n’est pas très intuitif. Heureusement, il n’y a qu’une chose essentielle à retenir à son sujet : il s’agit de la valeur maximale (la puissance quoi) que peut supporter le compteur d’un logement. Ce qui signifie qu’au-delà de cette mesure, le compteur disjoncte. Les plombs sautent comme on dit couramment, plus de Wi-Fi, plus de machine à laver, (éventuellement) plus d’eau chaude. Bref, la tuile ! D’où l’intérêt de bien déterminer la puissance en kVA nécessaire dans son appartement ou sa maison ! 

kVA ou kW ? Attention à ne pas faire fausse route !

Stop aux confusions !

Ce sont deux amis inséparables. D’ailleurs, il faut savoir que si la puissance en kVA, qui sert de référence pour l’abonnement à un contrat élec’, a des liens serrés avec le kW, c’est parce que cette unité permet de mesurer la puissance des appareils élec’. On a donc vite fait de tomber dans le panneau et de les confondre à tour de rôle ! Ce qu’il faut retenir pour ne pas s’emmêler les pinceaux ? 

  • Le kW est l’unité de mesure qui représente la puissance élec’ d’un appareil. C’est ce qu’on appelle sa puissance “active”, soit la puissance nécessaire à son fonctionnement. À savoir qu’elle est généralement exprimée en watts sur les notices explicatives (histoire de nous embrouiller encore plus le cerveau…). 
  • A contrario, le kVA représente la charge maximale du compteur élec’. Il s’agit simplement d’une indication sur la capacité élec’ quoi ! 

En gros, l’une des deux unités concerne la pratique (l’utilisation réelle d’électricité) et l’autre, l’aspect théorique (la capacité du compteur). Vous y voyez plus clair ? 

La règle de conversion ultra easy : 1kVA = 1kW

Différencier les kW des kVA n’est pas fastoche, fastoche, mais switcher d’une unité de mesure à l’autre comme un pro, c’est possible. Si, si ! La règle à connaître pour opérer la conversion ? Savoir qu’1 kVA = 1 kW (soit 1000 watts). Cool, on va pouvoir transformer la puissance de kVA en kW sans calculette. Difficile de faire plus simple à vrai dire !

Bien mesurer sa puissance en kVA, ça compte plus qu’on ne l’imagine !

Un VRAI rôle sur la facture élec’ !

Petite piqûre de rappel autour de la facture élec’ et des paramètres clés dont elle dépend foncièrement : 

  • La conso élec’, facturée d’après un prix du kWh HT. Ok. 
  • Le tarif de l’abonnement s’affichant sur le contrat. 
  • Les taxes et les contributions. 
  • Mais aussi : l’option tarifaire choisie (option de base ou option heures pleines / heures creuses), sachant que généralement, cette dernière n’est accessible qu’à partir d’une puissance souscrite à 6 kVA.

Super, mais… Vous ne voyez pas la trace du kVA là-dedans ? C’est sûrement parce qu’il se cache sagement derrière le point n°2, le coût de l’abonnement ! Car plus la puissance souscrite en kVA est élevée, plus le tarif de l’abonnement s’envole. Résultat : bien évaluer ses besoins en kW est essentiel pour déterminer la puissance du compteur en kVA la plus adaptée ! 

Une puissance trop élevée = une hausse de facture assurée

Eh oui, la puissance de kVA déterminée pour le compteur élec’ fait varier, d’une, le prix de l’abonnement et de deux (par ricochet), le montant des factures d’énergie. Alors, pour que le kVA ne s’en prenne pas à notre argent, mieux vaut bien l’établir dès le départ selon nos besoins réels. Halte à la surconsommation, au gaspi et aux factures qui nous font pâlir ! Mais attention, l’erreur à éviter est de tomber dans l’excès inverse, c’est-à-dire, sous-estimer la puissance. Car avec cette incohérence-là, on est aussi perdant…

Si trop faible = un compteur qui disjoncte (AAARGH !)

Dans le vocabulaire de l’énergie, on qualifie de compteur “sous-dimensionné” les compteurs qui ne sont pas assez puissants pour alimenter simultanément les différents appareils élec’ de la maison. Le problème avec eux, c’est qu’étant incapables d’absorber la charge demandée, ils disjonctent régulièrement. Par exemple, si le locataire d’un appart’ a souscrit à un abonnement pour une puissance de 3 kVA, et qu’il utilise en même temps plusieurs appareils formant une conso supérieure, l’installation ne va pas le supporter car elle ne peut consommer le réseau élec’ que jusqu’à 3 kVA grand max.

Lire aussi :

Choisir la puissance d’un radiateur électrique, mode d’emploi !

Là où ça coince, c’est que personne n’aime ni devoir aller relancer l’élec’ en pleine obscurité (puisqu’il n’y a plus d’éclairage), ni avoir à reprogrammer l’heure qui s’affiche sur le four ou le micro-ondes tous les 3 jours, ni devoir faire des stratégies pour ne pas allumer le sèche-linge en même temps que les appareils de cuisson. Bref, le but, c’est clairement d’éviter que le compteur ne saute ! De fait, si cette situation se répète, il va falloir revoir urgemment sa puissance avec son fournisseur d’énergie ! (Chez Sowee, on a des super contrats avec plein de services et notamment un bilan de votre puissance 😉 ).On en revient à la même conclusion : l’importance +++ de bien déterminer la bonne puissance de kVA dès le départ. Et quitte à radoter, on propose carrément de sauter à pieds joints dans cette déduction pour vous aider à savoir quelle puissance de kVA choisir ! Prêt ?

Déterminer LA bonne puissance, mode d’emploi

La base ? Connaître sa conso d’énergie !

Pour savoir quelle puissance de kVA choisir pour son compteur, il n’y a pas de hasard : il faut connaître sa conso d’énergie. Soit LA meilleure façon d’éviter tout gaspi. Les deux facteurs à prendre en compte pour déterminer celle-ci ? La surface de l’habitat et surtout, la quantité d’appareils élec’ utilisés. Ainsi, si la puissance cumulée de vos appareils est de 6000 W, il faudra alors opter pour un abonnement incluant une puissance de 6 kVA ! Car en convertissant les besoins, ça donne : 6000 W = 6 kW = 6 kVA. Oui, c’est aussi simple que ça. 

Lire aussi :

Compteur Linky : tout pour suivre sa consommation en direct !

Bon, honnêtement, on se doute que vous n’allez pas prendre un stylo et faire le tour de la maison pour compter combien de Watts fait le frigo, puis le four, puis la bouilloire, puis la télé, puis le radio-réveil et compagnie. Surtout quand on sait que chaque foyer compte en moyenne une belle centaine d’appareils électriques ou électroniques (bonjour le boulot) !

Alors, l’idéal si vous êtes perdu sur l’estimation de votre conso : vous laisser guider par les questions multiples d’un conseiller en énergie (celui de votre fournisseur). Taille du logement, type de chauffage utilisé, nombre d’appareils élec’, fréquence d’utilisation, nombre d’habitants… : il passera tout en revue avec vous ! De quoi dresser le portrait de votre conso approximative et estimer la puissance nécessaire pour votre home sweet home :).

Les trois ordres de grandeur qui aident à se situer

Au-delà des recos avisées de votre fournisseur, c’est important d’avoir un ordre d’idée sur les différentes catégories de puissance de kVA les plus fréquentes ! On vous amène donc sur un plateau les 3 grands profils de conso et les puissances souscrites qui en découlent :

  • 3 kVA (ce qui suffit pour une petite surface)
  • 6 kVA (ce qui convient en général à un logement de 60 m2)
  • 9 kVA (ce qui correspond normalement à une maison de 90 m2)
  • 12 kVA seront conseillés au-delà ; surtout dans le cas d’une maison de plus de 100m2 chauffée entièrement à l’électricité par exemple

Ça devrait vous aider à vous situer et savoir à peu près quelle puissance de kVA choisir et comprendre quelle est la différence entre 6 kVA et 9 kVA !

Ces autres pistes qui aident à réduire sa conso d’énergie 💪

Car tout ne repose pas que sur les épaules du compteur élec’ !

Choisir la bonne puissance pour son compteur élec’ conditionne clairement le coût de l’abonnement et le montant de la facture élec’. Mais c’est loin d’être le seul élément à considérer si on cherche à réduire sa conso d’énergie ! Au quotidien, une foule d’éco-gestes et de bons réflexes peut être adoptée pour faire chuter les dépenses d’électricité. Si vous êtes en panne d’idée, pas de souci, on a de quoi vous filer un coup de main ;). 

Zoom sur quelques-uns de nos écogestes préférés

Débrancher les appareils élec’ en veille !

Le mode veille des appareils s’est largement amélioré avec le temps et c’est une bien bonne nouvelle. Merci qui ? Une certaine directive européenne de 2017 limitant leur puissance à 0,5 W pour la plupart des appareils (en dehors de ceux qui sont connectés à Internet ou à des réseaux de données). Si vous vous demandez pourquoi il faudrait se réjouir d’un détail, en apparence, si insignifiant, sachez que la puissance totale de toutes les veilles additionnées dépasse généralement 50 W, ce qui revient à un coût de plus de 80 € / an. Ah quand même !

Lire aussi :

Le guide des éco-gestes à adopter à la maison et (aussi) au bureau

Eh oui, il faut se méfier de l’eau qui dort… Quand on pense qu’éteindre totalement les appareils permet de faire jusqu’à 10% d’économies sur la facture élec’, ça motive à débrancher la télé, les consoles, les enceintes, les postes de radio, la cafetière et tout ce qu’on n’emploie que très peu finalement au cours d’une journée. D’autant qu’en contrepartie, ce petit geste permet aussi de préserver le matos. L’astuce easy ? S’équiper de multiprises à interrupteur pour mettre sur off plusieurs appareils en même temps en un seul clic, sans les débrancher de la prise. Économique et pratique.

Mais aussi…

Autres bonnes pratiques à adopter pour faire des économies d’énergie ? Choisir des appareils élec’ et électroménagers moins gourmands, utiliser l’électroménager aux heures creuses ou réguler le chauffage au plus près de ses besoins (entre autres) ! 

Vous voilà inspiré ? 🙂