Le point sur la consommation du sèche-linge ! 

consommation sèche-linge

Notre love story avec le sèche-linge a commencé parce que lui seul était capable de faire mieux (et plus vite) que l’étendoir. Le revers de la médaille, c’est que malgré ses progrès niveau performance d’énergie, notre spécimen reste l’un des équipements les plus gourmands à la maison. Eh oui, la consommation du sèche-linge pèse 200 kWh par an en moyenne* ?. Comme dirait Dutronc, « Aïe aïe aïe ! Ouille ! Aïe aïe aïe ! ». Il va donc falloir calmer le jeu pour profiter de cet appareil de compagnie sans se ruiner. Comment ? 1. En prenant conscience de son impact sur la facture élec’ ; 2. En choisissant les modèles les plus économes ; 3. En apprenant par cœur les bons réflexes. Allez, c’est parti !

Sèche-linge et consommation élec’ : je t’aime, moi non plus

Un succès nommé confort (et gain de temps)

Connaissez-vous le point commun entre le lave-vaisselle et le sèche-linge ? Eh bien, tous deux se sont démocratisés dans nos intérieurs alors qu’aucun de ces équipements n’était en réalité indispensable dans notre quotidien. ?‍♀️

Leur atout ? Nous débarrasser des tâches parmi les plus pénibles de la to-do list. À savoir : laver la vaisselle ou étendre le linge (+ attendre que le linge ne sèche, + accepter qu’il envahisse visuellement la pièce). Quand on frôle le burn-out au niveau des tâches ménagères, c’est plutôt appréciable.

En gros, ces deux électroménagers ont déboulé dans nos vies au bon moment, à l’ère où le confort est roi. Le hic, c’est qu’on a beau dire du confort qu’il n’a pas de prix, dans la vraie vie, il en a bien un. Et celui-ci est même assez élevé ?.

Un équipement TRÈS énergivore… qui fait des efforts

Mais alors, est-ce qu’un sèche-linge consomme beaucoup ? Il faut croire que oui. En un chiffre, ça donne 200 kWh pour la consommation annuelle du sèche-linge en moyenne (selon l’ADEME). Ce qui le classe illico-presto dans la catégorie des équipements gourmands en élec’.

Après, on ne peut pas mettre tous les appareils dans le même panier. En effet, ce repère chiffré monte jusqu’à 560 kWh pour des modèles de 8 kg peu efficaces, et baisse à 170 kWh pour les plus performants.** Dans le premier cas (le mauvais scénario quoi), ça donne 1455 € de factures sur 13 ans. Dans le second cas, on tombe à 440 € sur 13 ans (toujours d’après notre bible, l’ADEME), soit plus de trois fois moins. Preuve qu’entre les bons et les mauvais élèves, les disparités sont i-m-m-e-n-s-e-s ! De quoi se tourner vers les sèche-linge basse conso pour convertir autant que possible le grand méchant loup en agneau et ainsi réduire les factures élec’ un peu trop salées. 

1ère place des appareils trop gourmands à la maison (flop, flop, flop)

Si on veut réduire la conso élec’ à la maison, il va falloir s’intéresser de près à la conso du sèche-linge, croyez-nous. Car si on le compare à ses pairs, il pèse plus lourd que quiconque.

En effet, à ceux qui se demandaient qui consomme le plus, entre le sèche-linge (réponse A) et le lave-linge (réponse B) ? On avance la réponse A, le sèche-linge. D’ailleurs, il n’y a que des réponses A auprès de tous ses autres camarades : frigo, lave-vaisselle, ordi, aspirateur, télé ou éclairage (chauffage mis à part car c’est lui le premier poste de dépenses des Français dans le logement). Et il ne peut pas vraiment se vanter d’être en tête de ce palmarès peu flatteur des équipements de la maison les plus gourmands en énergie. Un souci qu’on va néanmoins essayer résoudre tant bien que mal ;).

Calculer la conso élec’ de son sèche-linge, mode d’emploi

Connaître le poids moyen (aka la consommation moyenne) du sèche-linge sur 13 ans (comme vu plus haut), c’est bien. Estimer à combien il nous revient en un an chez nous, c’est mieux ! En tout cas, c’est plus parlant et plus stimulant pour se motiver à mieux cibler son choix à l’achat et à adopter de bons écogestes au quotidien. Alors, à vos calculettes !

À savoir qu’il y a trois éléments à prendre en compte pour déterminer la consommation électrique du sèche-linge. D’abord, la puissance. Ensuite, le nombre de cycles. Et enfin, le prix du kWh élec’. Du coup, pour connaître votre conso à vous, il vous “suffit” de checker la puissance en kWh de votre appareil par cycle de séchage (direction l’étiquette énergie pour trouver l’info). Multipliez cette puissance par le nombre de fois où vous faites tourner l’appareil dans l’année (c’est ce que l’on appelle le nombre de cycles). Il ne vous reste plus qu’à multiplier le résultat par le prix du kWh élec’ de votre fournisseur énergie. Vous obtenez ainsi la dépense annuelle de votre sèche-linge en euros. Repeat please ? Pas de souci ;). On a même un exemple à vous donner, de façon à rendre ces histoires de calculs plus digestes.

Exemple : votre sèche-linge à évacuation dépense 3 kWh par cycle de séchage et vous le faites tourner 160 fois par an. En parallèle, votre fournisseur d’énergie facture 0,18€ par kWh. Le coût de consommation de votre sèche-linge revient donc à : 3 x 160 = 480 kWh par an et 3 x 160 x 0,18 = 86,40 € par an. Vous voyez l’idée ?

Choisir un sèche-linge qui consomme moins : prêt, feu, achetez !

L’étiquette énergie, votre meilleure amie

Elle fait toute la différence à l’achat et, la bonne nouvelle, c’est qu’elle est obligatoire pour le gros électroménager (spécialisé dans le froid, le lavage ou le multimédia). Elle, c’est l’étiquette énergie. Celle qui nous renseigne sur les consos et les performances d’énergie de chaque appareil. Le langage à décoder ? Une note attribuée sur une échelle de A à G avec des couleurs s’échelonnant du vert au rouge. Comme à l’école, il s’agit de tabler sur les premières lettres de l’alphabet (un A ou un B si possible). C’est du mois la recette magique pour s’assurer une conso d’énergie apaisée et une facture élec’ allégée. Ayez en tête que changer d’une classe, c’est réaliser 12 à 13% d’économie d’énergie pour un lave-linge !*** Pour un sèche-linge, on navigue sûrement dans les mêmes eaux. Alors, fiez-vous à l’étiquette énergie, quitte à acquérir un appareil plus cher mais mieux noté. 

PS : Ce qu’on aime, c’est que l’ancienne échelle de cotation d’efficacité énergétique a été remplacée par une version simplifiée en mars 2021, supprimant les catégories intermédiaires du type A+, A++ ou A+++ dans lesquelles on se perdait. Face aux progrès réalisés pour améliorer la performance des appareils, cette mise au point était nécessaire pour être plus transparente, plus lisible et plus actuelle. Pas d’excuse donc, l’étiquetage énergétique n’a jamais été aussi compréhensible et intuitif :).

L’évacuation de l’humidité, autre point clé

Après avoir fait baisser la consommation du sèche-linge via une étiquette A, place au chapitre plus « technique » ! Justement, saviez-vous qu’il existe plusieurs types de sèche-linges et plusieurs modèles d’évacuation de l’humidité ?

Déjà, il y a les modèles à évacuation, alias les modèles les plus énergivores du marché (à bannir donc, si vous lisez entre les lignes). Avec eux, l’air humide est évacué à l’extérieur de la maison grâce à un tuyau prévu à cet effet. Voilà. Mais on s’arrêtera là puisqu’ils ne nous intéressent pas.

En parallèle, on trouve des exemplaires bien plus performants, aka les sèche-linges à condensation qui refroidissent puis condensent l’air humide. Avec eux, l’eau obtenue est évincée par vidange directe ou recueillie dans un réservoir à vider. En gros, l’idée est d’expulser l’humidité des vêtements dans un réservoir. Basique, efficace.

Et il y a encore mieux puisque LA vedette des sèche-linges est un modèle à condensation équipé d’une pompe à chaleur ! C’est tout bonnement la version la plus économe du marché. On peut même la faire monter en gamme avec une sonde d’humidité qui permet au système de s’arrêter ou de se mettre en veille automatiquement lorsque le séchage est réellement terminé. Preuve que le sèche-linge faible consommation existe. En effet, habituellement, les cycles de séchage continuent inlassablement leur travail, y compris lorsque le linge est sec, ce qui l’abîme et engendre des consos inutiles. Alors, si vous vous demandiez quel type de sèche-linge consomme le moins (et préserve le plus vos vêtements), vous avez la réponse.

Tambours XXL et lave-linge séchant à éviter !

Dans la catégorie des sèche-linges à éviter, on notera : les lave-linges séchants et les sèche-linges géants. D’abord, parce que les systèmes 2 en 1 se révèlent être bien moins efficaces et bien plus énergivores que deux appareils distincts. Attrayants sur le papier, ils représentent en réalité un très mauvais calcul. Fin de la parenthèse.

Ensuite, parce qu’à moins d’être une famille nombreuse, on a rarement besoin d’une capacité de stockage XXL. Si vous lavez peu de linge, que vous vivez à deux ou que votre lave-linge dispose d’une faible capacité, un tambour de 3 à 5 kg sera suffisant ! Alors, gare à être trop gourmand car votre facture vous rendra malheureusement la pareille…

Merci les écolabels pour les bons conseils 😉

Au vu de l’investissement requis (quelques centaines d’euros), on n’achète pas un sèche-linge comme on achète un pain au chocolat. Alors, pour être sûr de soi à l’heure de passer en caisse, les labels environnementaux du type NF Environnement peuvent être bien utiles. Ils incarnent un gage de qualité pour s’assurer que l’équipement est performant et que son impact est moindre sur l’environnement et la santé.

Et sinon, on en parle des bons réflexes pour limiter sa conso élec’ ?

Heures creuses, conso heureuse ! 

Au premier rang des bonnes habitudes à cocher pour que sèche-linge rime avec faible consommation électrique, il y a : l’option tarifaire heures pleines/ heures creuses. Celle-ci vous permet d’utiliser le sèche-linge aux heures auxquelles l’énergie est la moins chère pour adoucir la conso en fin de mois. Bien sûr, il ne s’agit pas de vous lever à 2 heures du matin pour en bénéficier, mais plutôt de programmer votre cycle de séchage plusieurs heures en avance. En effet, cette fonctionnalité (baptisée le départ différé) est devenue une routine classique pour les sèche-linges d’aujourd’hui. Pratique pour en faire un oiseau de nuit sans rogner sur votre sommeil pour autant.

Seul hic si vous habitez en appartement, le bruit ! Si c’est le cas, un modèle silencieux, ça peut aider. Et si vous n’avez pas choisi d’abonnement heures pleines/heures creuses, il est temps d’appeler votre fournisseur d’énergie pour basculer sur ce modèle. Nope, rien n’est définitif dans la vie !

Avant tout séchage, il y a un bon essorage

Un petit oiseau (nommé l’ADEME) nous souffle à l’oreille que l’essorage dans le tambour du lave-linge est 100 fois plus économe que le séchage dans le sèche-linge. Cent fois. C’est pas rien ! La raison d’un tel écart ? L’extraction de l’humidité qui est mécanique dans le premier cas et thermique dans le second.

De fait, si vous lavez les vêtements fragiles à la main et qu’ils sont pleins d’eau, évitez de les mettre tels quels dans la machine, même si la procrastination et la flemme vous guettent. Prendre à peine deux minutes pour bien les essorer suffira à réduire significativement leur temps de séchage et donc la conso d’énergie du sèche-linge. Et entre nous, deux minutes sur 24 heures, ça passe franchement.   

Le tambour : ni à moitié vide, ni à moitié plein !

C’est un faux-pas classique que de vouloir sécher du linge en grande quantité. La rentabilité diriez-vous. Erreur ! S’il est surchargé, l’appareil a du mal à s’adapter et il lui faudra un temps de séchage plus long pour sécher les vêtements. 

D’ailleurs, on aurait envie de conclure par un “less is more”, mais en réalité, un tambour insuffisamment rempli, ça n’est pas top non plus pour un fonctionnement optimal de la machine. L’idéal ? Remplir le tambour selon sa capacité, ni plus, ni moins. Le bon équilibre quoi.

L’entretien, ça ne coûte rien

Consommer mieux, ça permet de moins consommer. Et ça passe par un bon entretien de l’appareil. L’idée pour ce qui est du sèche-linge : nettoyer régulièrement le filtre à peluches, là où la poussière s’accumule, après chaque utilisation. Un bon réflexe tout simple pour maintenir la performance de l’équipement et éviter la surconsommation !

Concernant les modèles d’évacuation, il est important de surveiller régulièrement le tuyau d’évacuation et s’assurer qu’il n’est pas obstrué. Dans le cas contraire, c’est encore une fois la bonne vieille conso d’élec’ qui va en pâtir, et par ricochet, votre portemonnaie chéri. On est d’accord, personne ne veut ça.

Consommation oui, mais avec modération

Le sèche-linge nous permet de gagner du temps, nous décharge du fardeau « étendre les vêtements », nous assure un séchage ultra rapide et nous évite la présence d’un étendoir trop encombrant. Certes, il est bien pratique cet équipement. On le dit depuis le début. Pratique, oui… mais pas indispensable ! Et si on mettait le sèche-linge sur la touche autant que possible pour éviter que la facture d’énergie explose ?

L’idée est de ne pas utiliser systématiquement le sèche-linge. En été, c’est plus facile. Hop, en ouvrant grand les fenêtres ou en faisant sécher le linge au grand air, il y a de quoi faire de belles économies. Mais en période de grand froid, limiter la conso élec’ est aussi fortement bienvenu ! Et pour cause, 30% des logements étant chauffés à l’élec’ ****, en cas de pic dans les températures négatives, la demande augmente fortement, occasionnant d’éventuelles coupures de courant. Durant ces vagues de froid, si on évite de mettre en route le sèche-linge, c’est tant mieux ! Pour la conso et pour le civisme aussi.

Et voilà, l’anti-sèche sur la conso du sèche-linge, est prête et archi-prête, désormais, c’est à vous de sécher ;).

*Source : Agir pour la transition, Ademe

**Source : Guide pratique pour réduire sa facture d’électricité, Ademe

***Source : Réduire sa facture d’eau, Ademe

****Source : Réduire sa facture d’électricité, Ademe