Le ventilateur : élève modèle en matière de consommation d’énergie !

Consommation ventilateur

On le croyait disparu quelque part dans les années 90, et pourtant… Il est vivant ! Le ventilateur, bien plus raisonnable que la clim’ en matière de conso d’énergie, est et restera le moyen le plus économique, écologique et efficace pour se rafraîchir sans surchauffer la planète. Porté par l’envie de limiter l’impact environnemental et de consommer moins, il signe un come-back en force pour ventiler nos étés. Brasser de l’air n’a jamais été aussi bien vu. 

Le ventilo fait son grand retour

Pour se rafraîchir, il y a eu, à travers les âges : le ventilateur à main (qui musclait certainement les avant-bras), l’éventail (qui a n’a pas pris une ride), puis le ventilateur rotatif fixe (né au fin fond du 18e siècle), et enfin le tout premier ventilateur brasseur d’air élec’ (apparu aux States à la fin du 19e siècle).

Mais voilà. À la fin du 20e siècle, le pays inventeur du ventilateur commence doucement à le détrôner au profit de l’air conditionné. Désormais, aux US, la clim’ est partout, poussée à bloc, si bien qu’elle est responsable d’une hausse de 3 à 4% des émissions de polluants (CO2, SO2,…) par degré supplémentaire de rafraichissement.*

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De quoi rester bien au frais en cas de fortes chaleurs !

En France, l’implantation de l’air conditionné a beau avoir été plus raisonnée, il n’empêche qu’elle a gagné du terrain dans nos habitudes de vie. Une nouvelle peu réjouissante pour la couche d’ozone, puisque, contrairement au ventilateur, la clim’ s’en prend directement à l’effet de serre via son rejet de fluides frigorigènes. Des fluides dont l’impact sur le réchauffement global est de 1300 à 3260 fois plus élevé que celui lié au CO2 !** Panique à bord.

C’est alors que, pris d’une soudaine conscience écologique, les directives européennes et internationales commencent à bouger pour aider le ventilateur et son ADN basse consommation, à revenir sur le devant de la scène et dans notre quotidien estival !

Les nouvelles directives prêtes à booster l’usage du brassage d’air

Elles ont contribué à le mettre au placard par le passé, mais aujourd’hui, elles font marche arrière. Qui donc ? Les normes internationales de confort ! En imposant un renouvellement d’air obligatoire pour les locaux de travail fermés, contraint par un déplacement et une vitesse de circulation de l’air limités, celles-ci avaient tendance à favoriser l’usage de la clim’ au détriment du ventilo. Sauf que, étant de plus en plus critiquées, ces règles sont en train d’évoluer et d’être révisées de façon à inverser la tendance.

L’époque de la clim’ à gogo n’est pas encore révolue, mais, en replaçant le ventilateur basse conso sur le devant de la scène, on est sur la bonne voie. C’est déjà ça !

Consommation d'énergie : le ventilateur montre l'exemple !

Son impact positif

L’avantage quand on brasse de l’air au lieu de le réfrigérer (ou en plus de le réfrigérer) ? Réduire sa conso d’énergie !

Dans le premier cas, se passer d’air conditionné pour vivre au frais est générateur d’économies puisque ce dernier est bien plus énergivore que le ventilo.

Dans le second cas, lorsqu’on couple ventilateur et climatisation, là aussi on revoit sa conso à la baisse car le ventilo permet au système d’air conditionné de dépenser moins d’énergie pour réaliser ses objectifs “fraîcheur”.

En d’autres termes : l’usage du ventilateur n’a que du bon ! Et hop, 1 – 0 contre la clim’ :).

Son faible degré de conso

La consommation du ventilateur en Watts varie selon la puissance de l’appareil et sa durée d’activité (en nombre d’heures et de jours par an). Mais, concrètement, elle se chiffre en moyenne à hauteur de 50 W pour une maison individuelle contre… tenez-vous bien : 2000 ou 3000 W pour un climatiseur. Autant dire que l’écart énergétique est flagrant ! Et pour cause, faire circuler l’air (mission phare du ventilo), requiert bien moins d’énergie que de réfrigérer la température ambiante de toute une pièce.

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C’est là tout l’art des ventilateurs. À l’instar des impressionnistes qui créent l’impression d’un paysage en mouvement, eux créent une sensation de fraîcheur, sans pour autant baisser la température.

Un allié pour faire baisser la facture élec' en été…et en hiver !

Pour récapituler, en tablant sur un ventilateur basse consommation plutôt qu’une clim’ (pour réussir à dormir durant l’été et survivre à la canicule), on est certain d’adoucir la facture estivale d’électricité. Mais pas que ! Figurez-vous que le brassage d’air, lorsqu’il s’agit d’un ventilateur plafonnier, fait aussi son petit effet en hiver côté conso d’énergie.

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L’activation des pâles fait descendre la chaleur pour être à notre hauteur, ce qui est notamment efficace dans le cas d’un chauffage au bois, pour uniformiser la température de la maison. Chaud devant le ventilo !

Un ventilo connecté, c’est encore mieux !

Entre le ventilo qui rafraîchit en consommant peu, et la maison connectée, qui n’a qu’une idée en tête : baisser la facture élec’, le “match” est parfait ! De quoi aller encore plus loin dans les économies d’énergie générées par Mister Ventilateur.

Imaginez par exemple que votre brasseur d’air soit branché à une prise connectée. Il est alors possible de l’éteindre depuis un smartphone, à distance, dès que l’on quitte la pièce ou la maison. Objectif : éviter tout oubli et tout gaspillage élec’. Cette mise sur off automatique est d’autant plus nécessaire que, contrairement à la clim’ qui continue de maintenir une pièce au frais, le ventilateur n’a plus aucun intérêt quand aucun habitant n’est à ses côtés pour bénéficier de ses courants d’air.

Autre atout majeur : rafraîchir sans toucher à la couche d’ozone

Impact environnemental faible

Là où la clim’ menace directement la couche d’ozone, le ventilateur, lui, n’a pas grand chose à se reprocher à part sa faible conso d’électricité. Il faut dire qu’en se contentant de mimer le vent, l’impact énergétique n’est pas bien méchant comparé à l’effet réfrigérant de la climatisation.

Usage pratique, emplacement nomade

Le ventilateur est petit, léger, maniable et discret. Pas besoin de travaux pour l’installer, pas besoin de bras costauds pour le déplacer ! Une prise suffit, des bras non musclés aussi. Ça facilite la vie quand on veut juste s’aérer chez soi lors des pics de chaleur l’été.

Fraîcheur immédiate (et amplement suffisante)

Ok, ok, le ventilo ne sait pas et ne peut pas baisser la température ambiante de la maison. Avec lui, impossible de passer de 28°C à 21°C ! Il n’empêche que sa ventilation ciblée sur les occupants d’une pièce suffit généralement à rendre la chaleur supportable (bien sûr, si on habite dans une région constamment en vigilance orange pour le plan canicule, c’est une autre histoire !).

Sa méthode ? Faire circuler l’air autour de nous pour améliorer le confort thermique de façon instantanée. Bref, jamais sans notre ventilo par temps chauds !

Solution économique

Impossible de passer à côté de l’argument “prix”, surtout quand celui-ci nous fait les yeux doux. En l’occurrence, le budget nécessaire pour s’offrir un ventilateur basse consommation démarre aux alentours de 40€ seulement. Un tarif bien plus mignon que les 300€ d’entrée de gamme pour les climatiseurs :).

Un large choix de ventilos pour faire baisser sa facture d'énergie

Ventilateur à colonne

En voilà un qui maîtrise bien le rafraîchissement de l’air des grandes surfaces, sans se faire remarquer pour autant. La discrétion en héritage ! Côté consommation, le ventilateur colonne est le meilleur élève de la classe avec une moyenne de 8 kWh/an. C’est bon à savoir, non ?

Ventilateur de plafond

Il y a beaucoup à dire sur le ventilateur de plafond basse consommation ! Déjà, ses avantages sont multiples. Suspendu en hauteur, il libère le sol et n’encombre pas un seul mètre carré. Un aspect gain de place qui lui permet de s’autoriser des formats extra-large, histoire d’optimiser la zone rafraîchie. Sa fonction de ventilateur peut également être couplée à de l’éclairage… ou se montrer réversible pour l’hiver. Il s’agit alors pour lui de brasser l’air pour améliorer l’efficacité du chauffage en faisant descendre l’air chaud et en uniformisant la température intérieure. Autre atout double fonction ? S’associer à un système de climatisation connecté de façon à diminuer la température de consigne grâce à la sensation de fraîcheur apportée.

En parallèle de la consommation électrique du ventilateur plafond, deux petits bémols : le bruit des pales et le ressenti fraîcheur, moins immédiat que les autres modèles. Il faut dire que lui et nous ne sommes pas situés à la même hauteur dans la pièce, ce qui change tout !

Ventilateur sur pied

Principale différence entre le ventilateur sur pied et le ventilateur colonne ? Le design ! Il est tout en rondeur pour le premier, et longiligne pour le second. On le pose au sol, face à nous, ou dans notre dos, et c’est parti pour obtenir l’effet d’une brise dans l’appartement, le bureau ou la maison. Autant dire qu’on n’a jamais autant apprécié le vent !

Ventilo… de bureau !

En voilà un que la facture élec’ apprécie tout particulièrement, puisque, branché à notre ordinateur portable via un port USB, il ne consomme que l’électricité requise pour alimenter ce dernier. Oui, le ventilateur PC est à basse consommation et il est fort pratique pour réussir à utiliser nos neurones au bureau par de fortes chaleurs ;). Un peu d’air frais sur le visage et sur la peau, ça fait la différence pour travailler !

Ventilateur 15w, 50w, 55w… ll y en a pour tous les porte-monnaie !

Du petit modèle de 15watts avec pince pour accrocher sur le bureau à la taille XXL fonctionnant sur 55watts ou bien plus pour brasser l'air du salon, vous aurez l'embarras du choix.

Et le rapport coût bénéfice dans tout ça ? Plus la puissance électrique de votre ventilateur (watts) sera élevée et plus sa consommation électrique le sera aussi.

  • pour 15w, pas de panique, sa conso ne devrait pas vous revenir à plus de quelques euros par an.
  • pour 50w, la consommation augmente mais reste estimée à une dizaine d'euros.
  • au-delà de 55w, le budget peut monter à plusieurs dizaines d'euros si vous l'utilisez à plein en été mais vous resterez encore loin des dépenses d'un climatiseur.

Ventilo versus Clim' : y'a pas photo 😉

Le climatiseur consomme… au moins 20 fois plus que le ventilateur !

D’un point de vue conso d’énergie, d’après l’ADEME, le climatiseur y va 20 fois plus fort qu’un ventilateur.** Une différence écrasante qui se traduit par une facture plus onéreuse, mais aussi par un impact environnemental pas tip top à la longue.

Les questions sont donc : rafraîchir l’intérieur, oui, mais à quelles conditions ? Ne peut-on vraiment pas se passer d’un refroidissement intégral de la chambre ou du salon ? Un brassage de l’air sur 1 à 5 mètres de diamètre est-il suffisant pour ne pas être assommé par la chaleur intérieure ? Est-on prêt à réaliser des travaux d’installation du système et à le faire entretenir régulièrement, ou préfère-t-on un petit appareil amovible, quitte à ce qu’il soit légèrement plus bruyant ?

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Efficacité, prix, revers de la médaille énergétique et écologique : ce choix entre la consommation d’une clim ou d’un ventilateur, appartient à chacun (mais au moins, si vous avez tout lu jusqu’ici, ce sera en connaissance de cause ;).

Combiné à une clim', le ventilo est d'une grande aide

Autre alternative pour ne pas avoir à choisir entre une clim’ ou un ventilo ? Adopter un système de climatisation avec ventilateur faible consommation intégré ! De plus en plus répandue, cette option permet de réduire la conso énergétique globale car leur action est complémentaire. Un duo gagnant sacrément rafraîchissant !

Vous l’avez compris, pour faire rimer chaleur estivale, envies de fraîcheur et baisse de la facture énergie, il n’y a pas plus indispensable qu’un ventilo chez soi ;).

*Source : étude publiée dans Environmental Science & Technology, 2017

**Source : Ademe

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